Actualite Medecine Sante évenement

accueil site > Gynécologie Obstétrique > Reproduction et environnement Menace sur la fertilité humaine

Reproduction et environnement Menace sur la fertilité humaine

jeudi 27 novembre 2008, par auteur Dr Sam

Le ministère de l’Écologie se penche sur les substances toxiques pour le développement génital et la reproduction. L’appauvrissement du sperme (moins 40 % de spermatozoïdes entre 1973 et 1992 dans les dons de sperme recueillis au Cecos de l’hôpital Cochin, Paris

Reproduction et environnement Menace sur la fertilité humaine

Le ministère de l’Écologie se penche sur les substances toxiques pour le développement génital et la reproduction. L’appauvrissement du sperme (moins 40 % de spermatozoïdes entre 1973 et 1992 dans les dons de sperme recueillis au Cecos de l’hôpital Cochin, Paris) ou une augmentation de la fréquence des cryptorchidies et des cancers du testicule sont observés dans de nombreux pays. Pour tenter de comprendre l’influence des substances reprotoxiques sur la fertilité, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de l’Écologie, organise le 25 novembre un colloque sur l’environnement chimique, la reproduction et le développement de l’enfant. En 2005, l’Europe a établi une liste de 320 substances pouvant perturber le système endocrinien ; 125 sont qualifiées de perturbateurs endocriniens certains, parmi lesquels les phyto-estrogènes, la dioxine, certains pesticides et métaux lourds, les plastifiants, comme le biphosphénol A (un estrogène de synthèse) et les phtalates (anti-testostérone). Les phtalates sont partout dans les objets de notre environnement , note le Pr Bernard Jégou (Inserm). Mais il n’existe pas encore de certitudes sur les risques des faibles doses dans la population générale, et définir des valeurs toxicologiques de référence (VTR) est d’autant plus difficile qu’il faut tenir compte des expositions associées et qu’il existe des périodes de vulnérabilité très précises. On sait que le premier trimestre de la grossesse est une période de grande vulnérabilité pour le foetus. Des études chez l’animal indiquent qu’au sein même de cette période les effets toxiques peuvent varier, avec une baisse de la fertilité pour les expositions les plus précoces et des anomalies du développement pour des expositions plus tardives. Pour le Pr Jégou, informer le public est une nécessité absolue, et il convient pour cela de rappeler quelques règles de bon sens telles qu’éviter l’utilisation de produits non indispensables (huiles, parfums…) pour les femmes enceintes et les petits enfants, et ne pas repeindre la chambre du bébé avant son arrivée.

repondre article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | plan site | espace prive | English Health News | Annuaire de Medecine